J'ai l'cafard. Tout ce stress, cette aprehension... Ca me bouffe. J'ai mal au bide, au crâne, à longueur de journée, aucun médicament n'y fera rien. C'est flippant les projets, surtout quand on a encore rien entre les mains. Putain j'voudrai m'endormir, marquer une pause dans cette réalité étouffante. C'est la canicule ici, j'ai le souffle coupé, il fait lourd, le soulagement demeure inconnu. "En manque de ciel, de rêves...". La tristesse est une gangrène silencieuce: un soucis, puis deux, trois... Tout se chamboule, pas de liens à faire, aucune explication. Pas de reponse à donner devant cette incomprehension. Je veux juste vous parlez, à vous qui êtes si loin de moi, à la fois si proche. A toi qui prend le même bus que moi , à vous que je croise à la sortie du métro 7, qui faites vos courses dans le même super-marché que ma maman... Sans un regard... Vous, toi, qui êtes indifférents. Tellement entourée, tellement seule. A quoi bon vivre aux côtés d'un million d'âmes si aucune ne vous accorde le moindre sourire, regard, geste? C'est triste. Il suffirait d'un rien parfois, pour qu'une personne retrouve espoir. On se concentre sur NOTRE existence, les autres ne compte pas temps qu'elles nous concernent point. MERDE. Je voudrai tant qu'on marche main dans la main. Un peu d'amour ne fait pas d'mal, encore faudrait-il que l'on sache aimer. Je ne vous parle pas d'égocentrisme, de narcissime, mais d'amour. Du fait d'aimer un autre, bien plus que soi. Il s'agirait de savoir s'oublier pour l'être qui vous fait face. Neanmoins, la masse semble handicapé devant l'altruisme. Le genre humain est abjecte, autant que touchant. J'essayes chaque jour de ne pas omettre cette deuxième notion. Puisque ma bulle n'a fait qu'emplifier mes maux. Je cherche à vous comprendre, je cherche à me comprendre, je me cherche...